La campagne législative toujours à la une
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SENEGAL-PRESSE-REVUE

La campagne législative toujours à la une

Dakar, 27 juil (APS) – Les quotidiens parvenus mercredi à l’APS racontent la chasse aux suffrages menée par les coalitions prenant part aux élections législatives de dimanche prochain.

 
WalfQuotidien s’est intéressé à la ‘’guéguerre’’ survenue au sein des coalitions de l’opposition. ‘’Ousmane Sonko s’est attiré les foudres de ses camarades de l’opposition à la suite de ses propos les accusant de rouler pour le président Macky Sall. Un comportement dont le leader de Pastef aurait bien pu se passer’’, commente-t-il, ajoutant que ‘’le comportement d’Ousmane Sonko pourrait lui nuire’’.

WalfQuotidien se base sur la lecture d’un analyste politique selon lequel ‘’tout le monde sait que ses accusations sont fausses’’.
 
‘’Sa dernière saillie contre les listes concurrentes de Yewwi Askan Wi procède de cette volonté de stigmatisation de tous ceux qu’ils considèrent comme des [collaborateurs] du système’’ qu’il combat, lit-on dans L’info. 
 
‘’Dans sa brillante cavalcade vers le sommet du pouvoir, Ousmane Sonko est persuadé qu’il faut brûler les mythes et briser les tabous’’, ajoute le même journal, concernant l’accusation de connivence avec la majorité présidentielle faite par le leader de Pastef aux autres listes de candidature de l’opposition.
 
Le Vrai Journal se fait observateur de ‘’la guerre des socialistes’’, que se mènent le ministre de la Pêche et militant de Benno Bokk Yaakaar (majorité), Alioune Ndoye, et Barthélémy Dias, le maire de la capitale sénégalaise, pour l’élection des députés du département de Dakar. 
 
‘’Macky Sall se rend à l’évidence. Il a compris que Dakar ne sourit pas à sa coalition (…) Aussi a-t-il misé sur des socialistes (dont Alioune Ndoye) pour tenir la dragée haute à leurs anciens camarades de parti emmenés par Barthélémy Dias. Une bataille entre socialistes, qui s’annonce épique dans la capitale’’, affirme Le Vrai Journal.

‘’Illusion ou arnaque ?’’

‘’A trois jours de la fin de la campagne, les leaders politiques font une cour insistante aux électeurs (…) Mais les vraies questions ne sont pas au cœur de la campagne électorale. Rendez-vous dans cinq ans pour raconter les mêmes histoires’’, commente Le Quotidien, pas du tout satisfait du débat politique préalable au scrutin.
 
L’Observateur s’est préoccupé des ‘’débauchages’’ menés par les coalitions en lice pour les élections législatives, cette ‘’pratique mercantiliste qui met à nu les hommes politiques sénégalais, dont la plupart n’ont de convictions que pour les prébendes’’.
 
En raison de ces ‘’débauchages’’, affirme Le Témoin Quotidien, ‘’on peut avoir toutes les raisons de se détourner des hommes politiques’’. 
 
‘’Illusion ou arnaque ?’’ se demande Kritik’, concernant les ‘’contrats de législature’’ que certaines coalitions disent avoir présentés aux électeurs. En général, ces contrats ne sont qu’‘’une profession de foi (…) que les candidats rangent dans les tiroirs une fois l’écharpe de député nouée’’, affirme-t-il.
 
Sud Quotidien considère le scrutin législatif comme ‘’une présidentielle avant l’heure’’.
 
Bés Bi Le Jour s’est intéressé aux ‘’fonds spéciaux communément appelés fonds politiques’’. 
 
‘’Avec près de 10 millions de salaire [mensuel], le président de l’Assemblée nationale reçoit 60 millions de francs CFA de fonds politiques par mois. Une ligne secrètement incluse dans le budget de l’Assemblée nationale et dont la gestion manque de transparence’’, révèle-t-il.
 
‘’Les commissions et les groupes parlementaires reçoivent des fonds de fonctionnement prévus par le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, mais des fonds dont la gestion est nébuleuse’’, ajoute Bés Bis Le Jour.

‘’Ce qui s’est passé au Mali nous concerne’’

Une partie de la presse a mis en relief d’autres sujets. 
 
Selon EnQuête, le parquet a orienté son enquête vers les gardiens de prison pour savoir comment Pape Mamadou Seck s’est évadé. 
 
Présenté comme un militant de Pastef, le parti politique d’Ousmane Sonko, M. Seck s’est évadé après avoir été arrêté pour des faits présumés de terrorisme. Il a été retrouvé après deux semaines de cavale, selon l’administration pénitentiaire.
 
Des gardiens de prison ont été auditionnées par la Sureté urbaine, selon laquelle le détenu pourrait avoir bénéficié de ‘’complicités internes’’.
 
L’As annonce que des artistes ont saisi l’OFNAC, l’organisme public chargé de la lutte contre la corruption, en raison des ‘’manquements’’ notés dans l’organisation de la dernière édition de la Biennale de l’Art africain contemporain de Dakar (Dak’Art). 
 
Selon le journal, les artistes jugent la gestion du Dak’Art 2022 ‘’chaotique’’ et réclament un audit du budget de 2 milliards de francs CFA alloué à l’événement.
 
Le général Mamadou Mansour Seck exhorte le Sénégal à être ‘’en alerte permanente’’ en matière de ‘’prévention de l’extrémisme violent’’.
 
‘’Il vaut mieux prévenir que guérir’’, affirme l’ancien chef d’état-major général des armées sénégalaises, citant l’adage et ajoutant : ‘’Nous sommes tous concernés.’’
 
‘’Ce qui s’est passé au Mali, avec le risque de terrorisme venant du Nord pour prendre Bamako, nous concerne’’, écrit Sud Quotidien. Des propos du général Mamadou Mansour Seck.

ESF/ASG