Le Sénégal veut accroître le financement des soins de santé primaires
APS
SENEGAL-SANTE

Le Sénégal veut accroître le financement des soins de santé primaires

Dakar, 23 sept (APS) – Le Sénégal travaille à la mobilisation et la mutualisation de ressources financières conséquentes en faveur de la redynamisation des soins de santé primaires nécessaire à l’atteinte de l’objectif de la couverture sanitaire universelle, a rappelé un responsable du ministère de la Santé et de l’Action sociale.

 

Il s’agit d’un objectif réaffirmé dans la Stratégie nationale de financement de la santé et du Plan national de développement sanitaire et social (PNDSS) dont l’aboutissment est fixé à l’horizon 2028, a notamment souligné Alphonse Thiaw, le driecteur de cabinet du ministre de la Santé et de l’Action sociale à la clôture d’un forum consacré au financement des soins de santé.

 

‘’Les résultats des comptes de la santé montrent que les dépenses en soins de santé primaires ont régulièrement progressé de 2014 à 2016, passant de 58,7% à 62,8% des dépenses courantes de santé’’, a-t-il fait savoir.

 

Il a insisté sur le fait que ces dépenses avaient été principalement supportées par les ménages, à hauteur de 65%.

 

En conséquence, a relevé Alphonse Thiaw, ‘’la mise en place de stratégies de mobilisation de ressources domestiques et externes au profit des SSP s’avère nécessaire’’.

 

Il a estimé que c’était tout le sens de la tenue d’un forum consacré à la question dans l’optique d’une revalorisation des soins de santé primaires avec un financement plus approprié.

 

Thiaw a ainsi invité toutes les parties prenantes, notamment les collectivités territoriales, le secteur privé, la société civile, les partenaires techniques et financiers, les ONG, à accroître les efforts allant dans le sens d’un meilleur accompagnement du secteur en termes de mobilisation de ressources.

 

De son côté, le Directeur général de la Santé publique, le docteur Barnabé Gningue, a rappelé que les soins de santé primaires ont été reconnus efficaces sur le plan scientifique.

 

’’Ce sont des soins que l’on peut pratiquer partout dans le monde. Ce sont des soins facile d’accès physique c’est à dire que le malade ne se déplace pas sur une longue distance pour accéder à la structure qui donne ces soins’’, a-t –il fait valoir.

 

Il a assuré que ces soins ne coûtaient pas chers et ’’mettaient en avant la prévention et la promotion de la santé tout en étant compatibles avec la culture et la tradition des populations.

 

‘’Ce sont des soins tellement rapprochés de la population que l’objectif du ministère de la Santé est de les rendre accessibles pour toutes les populations et toutes les communautés’’, a-t-il indiqué non sans rappeler l’importance de relever le défi de la relance de ces soins de santé nécessitant ’’un apport financier conséquent’’.

 

ADL/OID/AKS

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